Assurances d’une location de vacances : ce qui est déjà couvert
Avant de souscrire une garantie supplémentaire, il faut savoir ce que couvrent déjà la carte bancaire, le contrat habitation et la carte européenne d’assurance maladie. Dans la plupart des cas, l’essentiel est acquis et seules deux ou trois zones restent réellement découvertes.
Les garanties proposées au moment de la réservation se vendent bien parce qu’on ignore souvent ce dont on dispose déjà. Trois contrats couvrent la majorité des risques d’un séjour en location, et il vaut mieux les inventorier avant d’en ajouter un quatrième.
Ce que couvre la carte bancaire
Les cartes haut de gamme incluent une garantie annulation, une assistance rapatriement et une prise en charge des frais médicaux à l’étranger. La condition est presque toujours la même : le séjour doit avoir été réglé, au moins en partie, avec la carte concernée.
Les plafonds et la liste des motifs d’annulation admis varient fortement d’un contrat à l’autre. Un motif professionnel ou une annulation de convenance ne sont en général pas couverts, contrairement à une hospitalisation ou à un décès dans la famille proche.
Ce que couvre le contrat habitation
La plupart des contrats multirisque habitation français comportent une garantie dite de villégiature. Elle couvre votre responsabilité locative dans un logement loué temporairement, c’est-à-dire les dégâts que vous pourriez y causer, incendie et dégât des eaux compris.
Deux limites à connaître : cette garantie est souvent plafonnée en durée, fréquemment à quatre-vingt-dix jours consécutifs, et elle ne couvre pas le vol de vos effets personnels dans le logement loué.
Ce que couvre la carte européenne d’assurance maladie
L’Espagne appartenant à l’Union européenne, la carte européenne d’assurance maladie donne accès au système public espagnol dans les mêmes conditions qu’un résident. Elle est gratuite et se demande auprès de votre caisse d’assurance maladie, avec un délai de quelques semaines.
Elle ne couvre en revanche ni les cliniques privées, très présentes dans les zones touristiques, ni le rapatriement sanitaire, qui relève de l’assistance.
Les zones qui restent réellement découvertes
Trois risques échappent le plus souvent à cet ensemble : le vol de vos affaires dans le logement, la défaillance du propriétaire ou de la plateforme de réservation, et l’annulation pour un motif non médical.
Ce sont les seuls points sur lesquels une garantie complémentaire se discute vraiment. Avant de la souscrire, relisez les exclusions : c’est là, et non dans la liste des garanties, que se joue l’intérêt réel du contrat.
Questions fréquentes
La garantie villégiature est-elle automatique ?
Elle figure dans la grande majorité des contrats multirisque habitation français, mais pas dans tous. Une attestation de villégiature se demande à votre assureur, généralement sans frais.
La carte européenne d’assurance maladie est-elle payante ?
Non, elle est gratuite. Prévoyez toutefois un délai de deux à trois semaines entre la demande et la réception.
Faut-il déclarer une location de vacances à son assureur ?
Ce n’est pas nécessaire pour un séjour de courte durée couvert par la garantie villégiature. Cela le devient au-delà du plafond de durée prévu au contrat.
Que faire en cas de litige avec une plateforme de réservation ?
Le Centre européen des consommateurs traite gratuitement les litiges transfrontaliers au sein de l’Union européenne, y compris ceux qui concernent les plateformes de location.